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Le Musée de la justice a ouvert ses portes après quatre années de travail. De nombreuses personnalités, dont le maire de Draguignan Richard Strambio, ont présidé à l’inauguration de ce haut-lieu des supplices, situé dans l’ancienne maison du bourreau, au pied de la tour de l’Horloge. Artisan de cette brillante initiative, Pierre-Jean Gayrard, président de la société d’études, a rappelé à cette occasion que 120 exécutions capitales se sont déroulées à partir de 1798 sur le parvis de ce bâtiment chargé d’horreurs. Il sera ouvert les mercredis et samedis.

Précisons qu’une guillotine grandeur nature y sera installée bientôt, elle a été fabriquée par les ateliers des Médiévales des Arcs.

* Reportage canal D-tv

*Reportage d’ Yves Frébourg, reporter à Canal-D

Var matin a consacré un article à cet évenement : 

Pierre-Jean Gayrard, président de la Société d’études, a accueilli lundi la foule des grands jours lors de l’inauguration de l’ancienne maison du bourreau, nichée au pied de la tour de l’Horloge

Au four et au moulin des supplices… Pierre-Jean Gayrard ne cachait pas sa joie et son émotion en recevant, lundi après-midi, ses hôtes dans un bâtiment qu’il considère un peu comme le sien.

Ce fameux «musée de l’histoire de la justice à Draguignan», protégé par l’imposante tour de l’Horloge, est en effet son œuvre. Une œuvre personnelle autant que collective que le président de la Société d’études a su mener avec une poignée de compagnons d’armes. Charlie Clairici et Christophe Castel font partie de cette épopée de trois années de travail, de collecte de fonds, de recherches. Et de passion. Avec au bout une fierté toute légitime.

Accompagné du maire Richard Strambio, Pierre-Jean Gayrard s’est coiffé de sa casquette de guide, qu’il portera tous les mercredis et samedis, jours d’ouverture au public du musée. «Pour l’instant, du moins», confiait-il, évoluant au milieu des objets de torture comme un poisson dans l’eau.

Devant la foule des grandes exécutions capitales – il y en a eu 120 dans le secteur à partir de 1798 – et en présence des représentants du tribunal de grande instance de la ville, Pierre-Jean Gayrard rappelait aussi l’histoire de cette maison du bourreau, édifiée en 1846 par le ministère de la Justice de Louis-Philippe. «L’édifice succédait à la tour de l’Horloge, pour abriter les bois de la justice, à savoir le grand échafaud d’exécution et le petit échafaud d’exposition des condamnés, mais aussi l’exécuteur des hautes œuvres de justice et sa famille.»

Contre la vente du bâtiment

Pour arriver, en 2010, à sa vente. «Avec la Société d’études, nous nous sommes insurgés contre une aliénation de cet élément significatif et rare de notre patrimoine et de notre passé judiciaire, admiré par Frédéric Mireur».

Malgré des moyens financiers très limités, Pierre-Jean Gayrard a donc joliment réussi son défi : sauvegarder ce lieu de mémoire afin de valoriser Draguignan, son patrimoine, d’accroître son attractivité et d’être éducatif pour la jeunesse.

Ainsi, devant le seuil où tant de têtes sont tombées, le touriste ignorant ne verra jamais de linge à sécher, une piscine gonflable et une balançoire en tubes multicolores !

L’histoire judiciaire, étroitement liée à la cité du Dragon, se poursuit. La légitimité de la cour d’assises n’est plus à prouver avec, dernièrement, le terrible procès des deux gendarmes assassinées.

Il faudra compter aussi avec ce nouveau musée, «qui devait être vendu, mais la justice céleste en a décidé autrement, expliquait Richard Strambio. Saluant le courage et la pugnacité « d’une équipe qui a travaillé d’arrache-pied pour tout mettre en œuvre.»

Un petit tour s’impose donc dans l’ancienne maison du bourreau au terrible passé … et dont l’amandier est en fleurs.

*Pour de plus amples renseignements concernant les horaires d’ouverture, contacter la société d’études 04.94.68.38.32.

 

Tag(s) : #Animations