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Ces jours –ci, Var matin titrait «  Rebouillon : la Nartuby en chantier… »

« Ce vendredi matin, Stanislas Cazelle, sous-préfet de Draguignan, entouré de Gérard Tortora, président du Syndicat intercommunal d’aménagement de la Nartuby (SIAN) et de plusieurs élus de la Dracénie, a effectué une visite de chantier au hameau de Rebouillon, dévasté par la crue du 15 juin 2010.

Ces travaux sont les premiers à être lancés sur la rivière  [lire la suite… ».

 

C’est bien ce qui est préoccupant, bientôt trois ans après les inondations, les premiers travaux commencent !  Pourtant, pour accélérer ceux-ci, le SIAN a contracté l’an passé un prêt de trois millions d’euros. Alors, que sont devenues toutes ces bonnes ces résolutions des responsables locaux, régionaux, nationaux: « tout devait être entrepris pour que cette catastrophe ne se reproduisent pas ! » ?

 

Qui va piano, va sano !

 

On voudrait bien comprendre pourquoi les chantiers ne sont pas ouverts plus vite. Ce ne sont pas les contrats de maitrise ou d’assistance à la maîtrise d’œuvre pour la maitrise d’ouvrage qui manquent, mais bien les contrats de travaux dont tous ne mettent forcément en œuvre des moyens à soulever des montagnes.

 

De nombreux tronçons impactés par les inondations sont restés en l’état :

 

  • La RN  55 dont la voie de droite est condamnée entre la route du plan et celle des Arcs provoquant des embouteillages aux heures de pointe, 
  • La route du plan qui n’a plus qu’une voie de circulation, dont un des sens est prioritaire "au sens du code de la route", mais pas de celui de tous les usagers,
  • Les obstacles en maçonnerie qui ont été listés dans le rapport Lefort et repris dans les travaux à effectuer.

 

Sans compter les effets nocifs que cela peut avoir le moral des propriétaires riverains (ou pas) compte-tenu de l’état du Plan de Prévention des Risques d’Inondations, dont certaines zones urbanisées attendent que les travaux soient effectués pour que leur classement en zone inondable (préciser la classe) soit reconsidéré.

 

Par ailleurs, il y a sans doute une logique à la priorisation des chantiers, surtout quand ils concernent l’écoulement des eaux. Pourquoi faire des travaux d’élargissement en amont plutôt qu’en aval ?

Pour ceux de l’ancienne génération qui ont eu à résoudre les problèmes de baignoire qui se remplissent et qui se vident, ils se souviennent que si le débit amont est plus important que le débit aval, il n’y a débordement !

 

Le SIAN a créé un très beau site internet pour communiquer. Il ne serait pas inutile que les travaux envisagés, leur nature, leur calendrier soit explicités autrement que par une liste des marchés dont le néophyte en la matière ne peut tirer grande information.

Tag(s) : #Environnement