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Dans un article du 20 septembre 2012,  sous le même titre, nous faisions part d’une erreur sur l’imprimé, joint à la facture, concernant les résultats d’analyse de l’eau qui étaient énoncés comme identiques pour les deux sources d’approvisionnement.

 

Cette erreur a été évoquée au Conseil Municipal de septembre.

 

On pouvait quand même espérer une publication des résultats corrigés en accompagnement de la facture suivante envoyée aux usagers en début de l’année avec un mot d’excuse de la SAUR.

Surprise ! Aucune pièce jointe n'était jointe à la facture qui, elle, a augmenté comme prévu avec le coût de l’abonnement.

Ce manquement montre une certaine insouciance, un manque de considération des usagers, les clients, voire en matière de suivi qualité, une négligence.

 

La réglementation impose au fermier de fournir à ses clients, tous les ans, ainsi qu’à la municipalité,  le résultat des analyses de l’eau qu’elle distribue. Suite à cette erreur, les clients des quartiers Baudin et Varayon ignorent depuis plus de 18 mois les données d’analyse de l’eau qu’ils utilisent.

 

Pour ceux qui souhaitent connaître la qualité de l'eau desservie à Trans en provence (et ailleurs) : [allez ici ]

 

Le respect des règles comme celui des clauses contractuelles du marché passé avec le fermier  est de la responsabilité des services municipaux. Mais en final, ce sont les usagers qui supportent financièrement l’ensemble des dépenses liées à la fourniture de l’eau, que ce soit le financement des services du fermier, des investissements ou des personnels municipaux chargés de sa surveillance et du respect des objectifs contractuel.

 

Suite à une mise ne concurrence, malgré un résultat médiocre obtenu  à travers le contrat d’affermage précédent, c’est la même société qui a été reconduite, sur la base d’un contrat décrit comme plus exigeant dont les prestations seraient mieux définies.

 

La qualité insuffisante des prestations du fermier lors de sa précédente période de fermage a abouti à un rendement du réseau ou la moitié de l’eau pompée était perdue. Un meilleur rendement, voisin comme celui du réseau de Draguignan (80%) aurait permis de diminuer  les achats d’eau externes lors de l’arrêt du fonctionnement du forage des Incapis pour raisons sanitaires. Ces insuffisances ont donc contribué à créer le déficit prohibitif du budget de l’eau comblé à la fois par le contribuable, au détriment d’autres investissements, et par l’usager.

 

Là encore, on pouvait penser que la SAUR se sentant en partie  responsable de la situation, se voyant renouveler le contrat, allait faire preuve d’un zèle tout particulier et s’attacher à redresser la situation en "surperformant" les objectifs contractuels.

 

Dès les premiers mois, cette société s’est montrée si peu performante qu’un avenant au contrat a dû être négocié afin d’obtenir de meilleurs résultats.

 

Quels moyens la mairie met-elle en œuvre pour obtenir des résultats probants de son fermier ?

 

Les objectifs ont-ils été vraiment à la hauteur des besoins pour corriger la situation ?

 

Comme dans tout contrat, le défaut d’atteinte des résultats ou des objectifs entraîne des pénalités, celles-ci seront-elles appliquées ?

En cas de manquements répétés, un tel contrat peut-être annulé…la municipalité est-elle prête à ce type de sanction ?

 

Les arrièrés de la situation ont été supportés par les Transians, la moindre des choses est qu’un tableau de bord périodique sur les performances des services du fermier soit publié dans le journal municipal.

 

Le nouveau contrat concerne une période de 15 ans. Si on en juge par l’insuffisance des prestations du début de cette période, l’usager ne peut être vraiment pas être rassuré pour l’avenir.

 

Mais en définitive, fermier, équipe municipale, qui que ce soit, au bout du compte, quand les résultats ne sont pas ceux attendus, il ya toujours un moment où il faut rendre des comptes !

Tag(s) : #Environnement