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Malgré cette période pré-électorale, le projet de réalisation d'une nouvelle école maternelle alimente les discussions en ville. Notamment, il ya quelques semaines, le groupe minoritaire d'opposition (Mme Anton, M. Gest), seul groupe qui manifeste, par ses questions, une réelle existence au sein du Conseil a pris l'initiative d'informer les Transians à travers la presse et ce blog. Il interroge sur le bien-fondé, les modalités d'élaboration de ce projet et de son financement.

Le choix du conseil s'est porté sur une construction au voisinage du groupe scolaire actuel qui serait, à terme dédié au primaire, et de la salle polyvalente.

Compte-tenu de la construction récente de nombreux logements sociaux et du déblocage des terrains à construire, suite à l'élaboration du PLU, on ne pouvait que se douter de l'émergence d'un tel projet.

Donc, personne ne parait en contester la nécessité !

Le choix de l'équipe majoritaire du Conseil municipal, élargie à une ex-opposition qui finalement s'est ralliée, est peut-être le meilleur compromis qui pouvait être trouvé...Mais le manque de communication sur ce projet et sur son financement, l'absence de débat public, fait que des questions restent ouvertes sans avoir de réponses.

Ce projet majeur qui va nécessiter un endettement de la commune sur, probablement, plusieurs décennies aurait, peut-être, justifié l'organisation d'une réunion publique où les diverses solutions envisagées auraient pu être exposées en présentant pour chacune les avantages et les inconvénients qui les caractérisent.

Le fait que le débat, s'il a existé, ait été conduit à huis clos au sein des commissions et même pas dans l'enceinte du Conseil municipal augmente encore cette impression qu'il semble s'agir là du fait du prince. Ce projet, c'est pourtant le contribuable transian qui va le payer pour l'essentiel, car si les élus décideurs participent aussi, leur contribution ne sera jamais à la hauteur de leur décision. S'ils sont assujettis, ils participeront comme chaque contribuable, ni plus, ni moins. C'est pourquoi, un tel projet méritait un débat public.

Pourquoi, aussi, une plus large communication aurait-elle été utile ?

A travers le PLU, une nouvelle politique a arrêté un nouvel axe d'extension de notre commune "les Arcs-Peybert -Varrayon", moins contraint, permettant de faciliter à la fois son développement économique et son urbanisation.

Dans la logique de cette politique, les contraintes du Plan d'Occupation du Sol du quartier Peybert-Varrayon ont été libérées. La commune a investi : la voirie a été considérablement élargie pour faciliter la circulation et la communication avec certains secteurs de Draguignan, ainsi que les réseaux.

On pouvait donc s'attendre à la continuation des efforts de développement suivant cet axe, à l'une ou l'autre de ses extrémités, avec l'implantation des services publics.

Notamment, la réalisation d'un complexe scolaire pouvait apparaître logique compte-tenu de la proximité de Draguignan et de ses projets relatifs au quartier Sainte Barbe ; un tel complexe pouvant être mutualisé au bénéfice des deux communes.

La décision de revenir à un développement des services publics en zone centrale ne semble donc pas cohérente avec les choix précédents !

Selon l'exposé du Maire, lors du dernier conseil, cette situation centrale du site a été retenue car elle est un avantage pour les Transians. De quels Transians parlait-il ? Certainement pas de ceux qui en sont déjà suffisamment éloignés pour avoir à utiliser leurs véhicules. La situation actuelle, telle qu'on peut la vivre aux heures d'entrée et de sortie du Groupe Jean Moulin ne semble pas vérifier cette affirmation, vu l'abondance de véhicules nécessaires au transport des enfants. Un simple constat des stationnements aux alentours, aux horaires d'entrée et de sortie des élèves conduit au doute !

En ce qui concerne l'avenir, des études de flux ont-elles été réalisées ? Là encore, la communication n'aurait-elle pas été utile ?

Enfin, indépendamment du choix, reste le problème du financement.

Selon, les bribes d'informations délivrées lors du dernier Conseil Municipal, la marge d'auto financement de la commune semble réduite à sa plus simple expression. Le choix a donc été de décider d'une nouvelle augmentation des taxes d'impositions (Taxe foncière et Taxe d'habitation) applicable dès cette année, de manière à ce que cette augmentation permette de financer l'annuité d'un nouvel emprunt dont le montant (6 à 7 millions d'euros ?) n'a pas été clairement exprimé.

Hors, les deux facteurs suivants n'aurait-ils pas dû être pris en compte ?

- D'une part, on peut espérer que ce projet dont la nécessité est induite par les impératifs de la loi SRU (de logements sociaux à atteindre) sera bien subventionné par les diverses strates étatiques, en sollicitant tous les niveaux.

- D'autre part, il paraîtrait légitime de considérer le calendrier de réalisation du chantier et l'échéancier des appels de fonds. En effet, les travaux, hors études, ne commenceront véritablement qu'en 2018. Les appels des tranches d'emprunts seront donc étalés sur, au moins, deux années. Les annuités n'atteindront leur montant plafond et leur régime de croisière qu'à la fin de 2019.

En conséquence, la décision d'augmenter la pression fiscale ne peut être contestée en l'état des finances communales. On remarquera, néanmoins, que celle-ci va atteindre des niveaux finalement plutôt élevés pour une commune qui ne présente que peu d'équipements, que ce soient les services et installations publiques, la qualité de ses réseaux, la voirie notamment, ou la qualité urbanistique de ses quartiers.

L'extension de la capacité scolaire est nécessaire, son financement est requis...Mais n'aurait-il pas été moins traumatisant pour le contribuable de lui proposer à travers une communication adaptée des arguments qui lui permettent d'adhérer au projet et d'accepter en conséquence un effort financier supplémentaire moyennant une augmentation graduelle étalée sur 2 ou trois ans.

Tag(s) : #Vie de la commune, #Urbanisme